mardi 8 novembre 2016

[Brève] Oiseau de ville, oiseau des chants

Un Cardinal rouge attaquant son reflet dans le rétroviseur d'une voiture (cliché: Richard L. Becker; source)





Les milieux urbanisés sont écologiquement très différents des environnements naturels. Ces divergences influent sur les attributs physiques et comportementaux des animaux. 

Ainsi, parce que la composition de l’habitat atténue ou amplifie les sons, les oiseaux des villes chantent à une fréquence plus élevée, plus fort et plus longtemps en raison de l’augmentation du bruit.
En Ohio (USA), des chercheuses se sont penchées sur l’impact de facteurs supplémentaires en observant les comportements vocaux de Cardinaux rouge, Cardinalis cardinalis, suivant divers degrés d’urbanisation. 
Bien que c'était le bruit ambiant qui prédisait le mieux la fréquence du chant, la densité en individus de la même espèce agissait sur les caractéristiques temporelles de sa structure (par exemple, le nombre de syllabes, leur longueur). En ville, le nombre de compétiteurs pour les ressources augmente, forçant les oiseaux à s’investir plus intensément dans la défense territoriale. Etonnament, les traits morphologiques n’avaient pas d’effet alors que la taille ainsi que le chant reflète souvent la qualité des individus. 

La variation des chants aviaires apparaît avoir plusieurs facteurs. Les écologues ne pouvent donc plus analyser un unique paramètre comme ce fût le cas jusqu’ici.

 



Référence

Narango D.L. et Rodewald A.D., 2016 – “Urban-associated drivers of song variation along a rural–urban gradient”, Behavioral Ecology, vol 27, n° 2, p. 608-16 (doi:10.1093/beheco/arv197).(lien)

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